" Faire des pieds et des mains" pour s'initier à un désir irrépressible.
Quelques gouges, des branches d'arbres d'essences diverses...
La panoplie parfaite de l'autodidacte.

Première sculpture réalisée dans une branche de sapin (1970) à l'aide d'un opinel. Les plis, rides et ongles, sont marqués à la pyrogravure.

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Malgré le temps qui passe, cette idée de sculpter ne me quitte pas. Lorsque je taille mes premiers copeaux, je ne connais pas l'origine de cette motivation. Je ne soupçonne pas encore ce qui a nourri cet imaginaire qui me pousse à sculpter des pieds, des mains, des visages, mes premières statuettes...

(1973) Deuxième sculpture, elle aussi réalisée en sapin, à l'opinel et au ciseau à bois.

 

1975 C'est la troisième et dernière sculpture en sapin que je réalise. Bois trop souple, je vais petit à petit utiliser des bois tels que le chêne et le noyer, puis le cerisier, le pommier, le poirier... Je ne manquerai pas dans ma démarche de travailler des essences telles que le magnolia, le peuplier d'Italie...

Des pieds et des mains...

Ce sont les premiers modèles dont je dispose
L'apprentissage ne s'arrête pas là, viennent ensuite d'autres éléments qui préparent les premiers visages, les premières statuettes
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Des éléments sculptés en grand format, permettent d'étudier les formes d'un visage dans le détail.

Tête 40 cm, Oreille 30 cm

Chaque sculpture est une étape nouvelle. Les découvertes sont à mener dans plusieurs domaines: La technique, la mise en œuvre d'essences aux caractéristiques diverses, l'affûtage des outils puis les proportions, le modelé et enfin l'expression des visages.

Les premiers personnages sont longilignes, les membres sont collés aux corps et leur expression rigide.

L'évolution est lente et je profite parfois des avis éclairés, de certains, comme pour cette grand-mère réalisée avec les conseils de Jean-Michel Boschet
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Au revoir!

Rendez-vous dans libres copeaux.....

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Lors d'une visite de la cathédrale de Vannes en 2005. Je réalise en y pénétrant que je me trouve en présence de ce qui a forgé en partie mon imaginaire : Les drapés, les vêtements, le maintien des statues, les cheveux, les barbes, les visages des anges en marbre sur l'autel.... Il y a 50 ans, entre 6 et 8 ans, j'assistais aux messes dominicales en latin. Je passais mon temps à m'emplir les yeux et l'esprit de toutes ces œuvres. Je comprends aussi que "d'autres lieux et chapelles" ont éveillé en moi ce désir de sculpter.
voilà donc ce qui a sans doute initialisé cette motivation et ce besoin irrépressible de sculpter

Saint Fiacre

Premier sujet de grande taille, saint fiacre (patron des jardiniers) s'est d'abord appelé "Le Pèlerin". Le propriétaire de la ferme d'où provenait le tronc de pommier a décidé de l'acheter. Je l’ai donc débaptisé pour lui donner un nom en rapport avec sa destination.


Lorsque je réalise ce personnage, je le sculpte directement, sans dégrossir l'ensemble, de façon intuitive et laborieuse, m'y reprenant à maintes reprises pour travailler chaque pli, jusqu'à ce qu'avec du recul je l'estime bien placé dans l'ensemble que j'imagine.

1980, cela fait maintenant 7 ans que j'ai taillé mes premiers copeaux, il me reste beaucoup de choses à apprendre, cependant cette sculpture marque un tournant dans ma démarche. Tandis que les mouvements vont prendre de l'ampleur et que je progresse dans ma technique, je considère l'aspect figuratif non comme une fin en soi mais plutôt comme le support d'une représentation symbolique, élaborée ou liée à mon inconscient.

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Pin cembro 0,42m (Octobre 1981)

 

Grand-mère à la gerbe
Pommier 1,20m (1980)